L'année 2016 n'a pas été une année merdique. Ou extraordinaire. Elle avait ses plaisirs. Elle avait ses clous sur le bord de la route aussi. J'ai ris et j'ai pleuré. J'ai aimé et détesté. J'ai trouvé la vie belle et parfois si laide.
Je me suis demandé ce que je foutais là. Et puis j'ai trouvé que j'étais à ma place.
J'ai voulu du changement. De l'aventure. Et je suis restée assise. Passive.

J'ai eu le moral à plat. Souvent. Une fatigue présente de temps en temps. Les nerfs mis à rude épreuve.
J'ai crié sur mes enfants. Je leur ai dit un million de "je t'aime". Je les ai regardé avec tant d'amour et de fierté.
J'ai eu l'impression d'être une bonne mère et parfois j'ai baissé les bras. J'ai pleuré. Beaucoup. Je me suis énervée. J'ai joué avec eux. J'ai organisé des anniversaires. J'ai trouvé des cadeaux. J'étais partout et nulle part à la fois. Je me suis sentie seule à bord du navire. Je me suis demandé comment je faisais pour tenir la barre. Mais j'avançais quand même dans les flots tumultueux de la maternité.

Et parfois j'avais envie de me casser. Quelques jours. Sans eux. Pour retrouver qui j'étais. Pour souffler. Pour reprendre des forces.
Je me suis demandé si c'était vraiment ça ma vie. Parfois cela me convenait, parfois je rêvais d'ailleurs.

J'ai passé de jolies vacances entres copines dans le Sud de L'Espagne. Le soleil, le calme, les apéros au bord de la piscine, les discussions et les rires ; libres, sincères, sans prise de tête. J'ai lu. Sans interruption. J'ai savouré ces instants sans devoir gérer quelqu'un d'autre. Sans devoir intervenir. J'ai vécu dix jours pour moi. Putain ça faisait du bien !

Puis je suis devenue marraine d'une merveilleuse petite fille. Le premier enfant de ma soeur. Un véritable cadeau. Un bonheur ! J'ai pleuré d'émotions quand cette princesse aux cheveux noirs est arrivée. 

Je me suis posé des questions à n'en plus finir. Des points d'interrogations sans réponse. J'ai vu des couples se déchirer. Des séparations et de la tristesse. Beaucoup de tristesse.
Je me suis demandé ce que la vie de couple était devenue. Si ça valait la peine de vivre avec quelqu'un. Si nous étions fait pour ça finalement. Est-ce que ça pouvait réellement durer une vie entière ? Vraiment ? Puis j'ai aimé pouvoir compter sur quelqu'un et compter pour lui. J'ai aimé avoir un allié au quotidien.

Puis on s'est disputé. La routine en plus. Et je me suis reposé les mêmes questions. Puis j'ai écouté les autres. J'ai regardé. Je me suis dit que l'herbe n'était décidemment pas du tout verte ailleurs alors j'ai aimé mon gazon. Un peu plus. Parfois moins bien. 

Je me suis demandé ce que j'allais faire de ma vie. Encore. Encore. Encore. Je voulais vibrer, travailler, devenir vivante. Vraiment vivante. Comme si j'était en train de crever. Et puis j'ai réaliser qu'il y avait des gens qui mouraient vraiment et qui voulaient vivre. Ils mouraient sous les bombes ou de faim. Ou dans l'Océan en tentant de rejoindre la sécurité. Pour eux et leurs enfants.
J'ai pleuré devant tant de désastre. Souvent. Je me suis sentie impuissante. J'ai rien fait. 

Il y a eu des beaux moments aussi. Comme les retrouvailles avec Papa Ours et les enfants. Je me souviendrai de cette journée où nous sommes retombés amoureux après avoir été séparés pendant 10 jours. Ce fut comme une bulle de champagne. Douce, sucrée et passionnée. J'aurais voulu que cette journée ne se termine jamais ou que les suivantes lui ressemble...

Puis il y a eu le train-train quotidien. Les journées qui semblent si pareilles. Les courses, le ménage, les devoirs, l'école, les cartables et les collations à ne pas oublier. L'heure. Toujours regarder l'heure. Toujours être à l'heure. Partout, tout le temps. Ne pas oublier de mettre son réveil. Ne pas oublier. Jamais. Être épuisée de penser. D'être la seule à penser. C'est dur. Mais pas le choix.

J'aurai voulu faire plus. Vivre plus intensément. Être plus joyeuse. Plus drôle, plus sociable. Avoir la possibilité d'accepter plus d'invitations. Moins culpabiliser. Moins penser. 

J'aurais voulu faire du sport et m'y tenir. Ne pas trouver d'excuse. Terminer ce que j'avais commencé et ne jamais abandonner.

J'ai été soutenue dans les moments difficiles. Je n'oublierai jamais.

J'ai vécu des émotions douloureuses. Des décisions à prendre qui font mal au bide. Des sensations qu'on n'oubliera jamais. J'ai de nouvelles cicatrices dans mon livre de vie. C'est comme ça. Mais je sais qu'il y aura toujours une crème apaisante quelque part.  

Alors que pourrais-je espèrer pour cette nouvelle année ? 

Je souhaiterais que 2017 soit magique. De temps en temps au moins.
Qu'il soit vibrant et palpitant.
Je voudrais être plus légère. Continuer à me dire qu'on ne vit qu'une fois. Et en profiter.
J'aimerais connaître l'épanouissement professionnel. 

Je ne veux plus m'attarder sur des détails insignifiants et désagréables. Je ne veux pas changer pour quelqu'un. Je veux rester-moi-même mais en mieux.  

 

J'ai décidé que ce n'était pas l'année qui devait changer mais moi tout simplement, pour faire de ce nouveau livre, le plus beau... jusqu'à l'année prochaine :-)