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Nanowrimo... et si moi aussi je le faisais ?

Le 13 juillet 2017, 10:09 dans Maternité 2

 

Nanowrimo c'est quoi ? 

Un défi de taille ! 

Si je vous dis, que je me lance dans un marathon littéraire incroyable et complètement fou ? 

Si je vous dis que dans un mois pile, le premier jet de mon premier roman aura vu le jour ? 

Si je vous dis que je vais devoir écrire environ 50.000 mots en seulement 30 jours ? 

Si je vous dis tout ça, c'est parce que j'ai envie de le faire ! J'ai besoin de relever ce défi de malade ! 

Pourquoi ? (Mais pourquoi espèce de folle ?)

Je pense que ce challenge va me permettre de me donner un fameux coup de pied au cul. Celui de commencer et de terminer quelque chose ! De m'y mettre enfin. De ne pas attendre l'inspiration, le bon moment, la forme, la mer en face de moi, de perdre 30 kilos... bref d'arrêter de procrastiner sans cesse.

Je ne sais pas si j'en suis capable, si cela aboutira, si l'histoire sera agréable à lire, si je trouverai les mots, si je ne vais pas bloquer, si je ne vais pas laisser tomber encore. Mais si je n'essaie pas... il ne se passera jamais rien n'est-ce pas. Et quand on sait que la seule chose qui me fasse vibrer (en dehors des fesses de Wolverine), c'est d'écrire... je n'ai pas le droit d'abandonner avant même d'avoir commencé.

Aujourd'hui, c'est donc le premier jour...

On se donne rendez-vous le 13 août ? 


 

Dur dur d'être maman...

Le 10 juillet 2017, 23:14 dans Maternité 2

Dur dur d'être maman...

J'aurais dû commencer la journée par un café chaud et le sourire de voir mes trois petits monstres partir au stage. Le café était chaud mais mon sourire s'est vite retrouvé noyé. 

Il ne voulait pas y aller. Il la répété depuis hier mais comme ce n'était pas un endroit inconnu et qu'il y avait déjà passé une semaine merveilleuse à préparer des pâtisseries, je me disais que tout allait bien se passer. Que c'était juste sa façon de me faire comprendre qu'il préférait glander devant le pc. Et puis il était avec ses frères quand même.

MOUAIS... 

Apparemment pour lui, c'était comme une nouvelle première fois. Et comme à chaque première fois, ça l'angoisse. Mais pas angoissé gentil qui fait du boudin dans les jupes de sa mère et qui finit quand même par mettre ses sandales en soufflant. Mais plutôt Hulk en manque de Whisky. 
Le voilà donc parti se cacher dans sa chambre refusant catégoriquement d'y aller. Qu'il restera là, pieds nus. Que ce n'est pas moi le chef. Ah bon. 

Je ne veux pas céder. Ce ne serait pas un service à lui rendre, je le sais. Pourtant ce serait plus facile d'abandonner un combat si violent à 8h du mat. Ses frères ne comprennent pas ce qu'il se passe. Je vois dans le regard de Numéro 2 un peu de panique face à cette situation étrange qui prend des proportions hors nomes.

Il ne peut qu'assister à la scène grotesque qui se présente à lui. Sa mère pieds nus en train de mettre son grand frère de force dans la voiture et de l'empêcher d'en sortir. Pathétique n'est-ce pas.
Je n'aime pas ça. J'ai l'impression de le torturer et de l'envoyer au bagne. 
Je me demande pourquoi ça doit être si compliqué. Si j'ai merdé quelque part. Si je dois faire quelque chose pour lui. Si c'est normal. Si ça va passer. Si c'est grave ou pas ? Si je m'en fais pour rien. Si c'est rien finalement. 

Il va quand même tenter d'en sortir. Il frappera l'intérieur de la bagnole en criant toute son angoisse. Je lui répète que tout va bien se passer, qu'il est avec ses frères mais rien ne le rassure. Je n'ai plus rien de rassurant de toute façon. Je ne sais plus de quelle manière l'aider. Je suis obligée de refermer la portière en lui lançant un dernier "je t'aime, ça va aller..." pendant qu'il me crie en boucle un "JE N'Y VAIS PAS !!!!!!".

La voiture s'en va. Mon coeur se tord devant une tasse de café qui n'a plus du tout la même saveur tout à coup.

Alors en fin de journée, quand il est rentré. J'ai guetté son sourire. Celui qui me confirmerait que j'avais eu raison. Et je l'ai vu. 

"Je suis resté dehors tout seul... puis j'ai pris ma décision et j'ai été avec les autres. C'était trop bien !"

 

NON, je n'ai pas envie de ce métro-boulot-dodo.

Le 9 juillet 2017, 17:39 dans Maternité 2

 

 

Les enfants ne sont pas là. Je suis seule à la maison. YOUPIE ! 
LE PIED !!
Je m'enduis de crème solaire et je saute directement (non pas dans la piscine hélas) mais sur mon vieux transat que j'ai déplacé dans le fond du jardin. Je suis en bikini. Et je n'aime plus mon corps pour l'instant. Devenu trop gros, trop gras, trop sucré et trop lourd. Mais bon ça on en reparlera une autre fois.
Alors je me suis mise un peu à l'écart pour être à l'abri des regards indiscrets. Demain, quand j'aurai un corps de rêve, tu pourras matter mon superbe boule, je m'en fiche. J'aurai la peau dorée et des formes généreuses à couper le souffle. Si bien sûr. Mais l'année prochaine hein. Maintenant c'est trop tard.

Bref. J'ai pris mon livre. Le tome 2 de Hunger Games. Il me permet de m'évader. Cette auteure a su trouver les bons mots pour faire tourner les pages sans s'en rendre compte. Alors je le dévore. L'histoire est prenante et dans ces moments, je suis moi aussi, Katniss la fille du feu... enfin c'est peut-être aussi à cause du soleil qui fait couler ma crème solaire dans l'oeil gauche et qui me donne l'impression de brûler. Soit.

Les oiseaux chantaient. Et les voisins gueulaient. Enfin surtout elle. Une histoire de chien qui aurait chié là où il ne peut pas. Elle est devenue hystérique. Elle criait plus fort que moi et ça c'est puissant quand même, surtout que ses gosses n'étaient même pas là. Elle est trop forte! Elle a balancé un "je veux crever" suivit d'un "j'en ai plein de le cul merde". Généralement oui... la merde ça vient de là. Et moi j'étais là en train de soupirer. Putain. Comme si je n'avais jamais droit à un peu de tranquillité. Fais quelque chose, prend un verre de vin blanc et détend toi l'ovaire bordel !

Je me suis levée. J'ai fait cuire des frites. En me disant que demain je reprendrais une alimentation équilibrée. Parce que demain nous serions lundi. Et que le lundi est un merveilleux jour pour faire attention à sa ligne. Enfin surtout à mon corps. Que j'avais carrément abandonné à son triste sort. 


Puis au lieu de retourner me détendre, je me suis assise devant mon ordinateur à la recherche d'un but. Comme si mon pc allait me donner une réponse magique ou la solution que j'attendais depuis si longtemps. Qu'allais-je bien pouvoir faire de ma vie à 30 ans ? Quel job ? Quelle formation pouvais-je entreprendre pour devenir attirante aux yeux des employeurs ? Comment allais-je retrouver un travail nécessaire à mon bien-être aussi bien financièrement que psychologiquement ? Par où commencer?
Je ne sais pas. Devrais-je accepter les jobs pour lesquels je suis qualifiée mais qui me faisaient pleurer le matin en me levant ? Devrais-je prendre n'importe quoi pour dire de retrouver une vie professionnelle et donc une valeur aux yeux des autres ? Puisque la société d'aujourd'hui nous demande d'être de braves travailleurs donnant sans répit jusqu'à notre dernier souffle (oui il n'y aura plus de pension un jour on s'en doute bien). Dois-je me contenter de simplement trouver du travail et me réjouir d'avoir un salaire minable à la fin du mois ? Ou suis-je naïve, utopique et idiote de penser que je pourrais faire autrement ?

Aujourd'hui j'ai envie de répondre non à toutes ces questions. Aujourd'hui j'ai envie de vivre ma vie. Pas celle que les autres m'imposent. Pas celle qu'on attend de nous. Ni celle que tout le monde tente de suivre. Je ne veux pas mettre mon réveil à 6h du matin pour partir le coeur lourd, l'âme morte faire quelque chose qui ne me fait pas vibrer. Je ne veux pas rentrer tous les soirs à la maison avec un sourire de façade, exaspérée par une journée de merde, n'ayant plus l'énergie ni l'envie d'être agréable avec mes enfants. Je ne veux pas perdre ma joie de vivre en acceptant la fatalité d'un banal métro-boulot-dodo. Plus maintenant. 

J'ai des rêves. Comme celui d'écrire encore et toujours. D'être mon propre patron. J'ai envie de m'épanouir dans un truc à moi. Que j'aurais créé et mis en place. Je voudrais bosser pour quelque chose de concret et de personnel. Je veux surtout tout donner pour moi-même et plus pour quelqu'un d'autre. Je voudrais allier mes passions, mes envies et mes compétences. Je voudrais que mon travail me donne l'impression de ne pas en être un. Et je m'en fiche si on pense que ce n'est pas possible. Il est où l'intérêt de faire un job déprimant juste pour qu'on puisse se payer des vacances en été? Parce que je ne considère pas que ma vie doit être belle seulement pendant trois semaines. Elle doit l'être le plus possible. Profiter. Ne rien regretter. On ne vit qu'une fois, t'as oublié ?

Je sais que parfois nous n'avons pas le choix financièrement. Moi aussi j'ai des factures en retard. Je sais que nous ne partirons pas au soleil cette année. Que je ne peux pas me payer une abdominoplastie demain. Que mes enfants n'iront pas en stage de poney à Miami. Je ne pourrais pas faire du surf en Australie dans les jours qui suivent non plus. Mais serions-nous plus heureux pour cela ? Serions-nous vraiment dans un réel bonheur le reste de l'année ? Est-ce que trois semaines de plaisir à se dorer la pilule ou à pouvoir s'offrir le dernier Iphone est plus important qu'une année à faire ce qu'on aime ? Est-ce que se perdre dans un boulot qu'on déteste vaut toutes ces journées shopping où l'on dépense sans compter ?

Je pense que tu connais déjà la réponse... 

Alors je cherche encore, quel est mon rêve ici bas. Celui que je peux réaliser. Maintenant ou demain. Pour sourire une année entière. 

 

Big up les gars !

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