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L'amourier... c'était l'année passée.

Le 13 janvier 2017, 14:50 dans Maternité 0

 

 

Si tu suis un peu mes aventures, tu devrais savoir que l'homme qui partage ma vie est plutôt un mélange d'Ours casanier-maniaque et un peu cromagnon sur les bords. Mais un gentil mec des cavernes hein, il est tout doux mais ce n'est pas le Roméo du 21ème siècle.

Mais le 4 février 2016, cela faisait 7 ans que nous nous étions embrassé pour la première fois. 
Et vu que chaque année, c'est moi qui y pensais et qui trouvais un truc sympa pour fêter ça... je me suis dit que cette année je déposais mon tablier. Non je ne ferais rien ! 

S'il m'aimait... il y penserait non ? 

Puis je me suis dit que vu les antécédents cromanesques de mon cher et tendre, il fallait quand même que je lui donne l'impulsion quand même. Sinon j'allais passer le mois de février à espérer... pour rien !

Alors un beau matin je l'ai regardé dans les yeux et je lui ai dit :"Chéri, on est bientôt le 4 février, tu sais ce que ça veut dire ?"

Bon même s'il oublie la date, il sait qu'après 7 ans à lui avoir posé la même question, il est au taquet ! Il sait que c'est important pour moi.

-"Oui, ça fait 7 ans qu'on est ensemble !"

-"Ok, parfait ! Cette année, si ça compte pour toi... surprends moi."

Je n'ai rien ajouté de plus. 

Samedi, après le boulot, il m'a tendu une feuille de papier et m'a demandé de choisir mon menu.

Je découvrais alors un menu gastronomique, le tout servi dans une suite avec jacuzzi.

Ah oui quand même ! Comme quoi parfois faut un peu bousculer les choses !

Vendredi soir, il m'emmèna dans son carosse loin de la civilisation et de la pollution (oui bon, nous sommes allés dans la Province de Namur, pas très loin de chez nous).
Nous arrivons à l'Amourier. Un endroit réservé à l'amour, à la détente et au bien-être.


Un gentil monsieur nous accueuille et fait le tour de la petite maison en nous expliquant le principal (je sais comment on allume le jacuzzi, le reste m'importe peu).

On se retrouve dans un endroit cosy qui sent bon la bougie et les effluves d'un bain chaud qui n'attend plus que nos corps fatigués.
Je scrute cette jolie maison et je me dis que p*tain sans enfant, ça devrait ressembler à ça un sol propre ! C'est beau à voir !

Mais l'heure de l'apéro me sort de mes pensées. Une bouteille de champagne et des petites choses à déguster accompagnent le déclieux breuvage. Mon homme n'a pas le temps de se mettre à l'aise que j'ai déjà trempé mes lèvres dans le nectar. Vieux réflexe au cas où un gosse me sauterait desssus !

Le repas arrive vers 20h. Steak saignant servit avec une sauce au roquefort, des frites et une petite salade divine. Il ne m'en fallait pas plus pour être au paradis !

Après une petite mousse au spéculoos, nous plongeâmes dans les profondeurs de l'Océan.


Après vous imaginez le reste de la soirée comme vous voulez mais qu'est-ce que j'ai bien dormi !

 

 

Famille nombreuse, maman arbitre ?

Le 5 janvier 2017, 19:12 dans Maternité 0

 

 

Avoir plusieurs enfants ce n'est pas si compliqué (faut que j'arrête la picole et de mentir) en fait... ce qui est compliqué (chiant, à se tirer trois balles dans le cerveau pour être certaine d'y rester) c'est que t'es pas mère. Non t'es juste arbitre ! Un vrai de vrai hein ! Avec carton rouge et exclusion du terrain de jeu. 

Tu fais que ça d'ailleurs. Séparer, concilier, arranger, dialoguer, tenter d'être impartial, calmer le jeu, vérifier qui dit vrai, qui a donné le plus gros coup, qui a commencé en premier, qui a dit PUTAIN dans la salle de jeu ??

Bref être maman d'une famille nombreuse c'est ça. Presque JUGE ! Surtout quand t'as pondu tous les deux ans. Ah ben oui ma grande... t'aimes le danger !

Je me souviens alors de ces périodes de fêtes quand j'étais gosse et que début décembre, ma petite soeur et moi demandions gentiment à notre mère ce qu'elle voulait comme cadeau.
Et à chaque fois, elle nous répondait dans un long soupir : "mon plus beau cadeau c'est que vous vous entendiez".

Et nous on soufflait comme des phoques en train de mettre bas. Elle était chelou avec son rêve à la con.

*Tu peux pas dire des boucles d'oreilles comme tout le monde ? S'entendre ? Avec cette guenon aux dents jaunes curry ? Pfff tu veux quelle couleur ?*

-"Oh maman, toujours avec ça !!! Bon tu veux quoi sérieux ????"

On se disputait. Tout le temps aussi. On se chamaillait comme des soeurs. On était fatiguante. Gavante. Mais on était des soeurs. 

Putain maman, t'avais raison ! Je te comprends enfin ! Moi aussi je voudrais bien ça comme cadeau à la place du parfum de Papa Ours (je veux les deux en fait, y a moyen?). Mais j'ai une lueur d'espoir quand même. Après tout... quand j'ai eu 18 ans, j'ai enfin apprécié le contact avec ma soeur (elle pouvait être dans la même pièce que moi sans que je frôle le choc anaphylactique). Et après nous sommes devenues inséparables... même fusionnelles. Un duo gagnant et aimant. Le meilleur !

Bon il a fallut attendre quelques années... c'est vrai mais le résultat est là non ? Alors ça valait peut-être la peine de lui avoir mis du vol-au-vent dans son lit après tout (et d'avoir demandé à notre cousin d'aller la perdre en fôret).

Aller, je garde espoir de devenir enfin maman un jour et de pouvoir ranger mon maillet et mon sifflet au placard !!! (On y croit hein). 

 

Bilan 2016 et je fais quoi en 2017 ?

Le 3 janvier 2017, 18:59 dans Maternité 3

 

 

L'année 2016 n'a pas été une année merdique. Ou extraordinaire. Elle avait ses plaisirs. Elle avait ses clous sur le bord de la route aussi. J'ai ris et j'ai pleuré. J'ai aimé et détesté. J'ai trouvé la vie belle et parfois si laide.
Je me suis demandé ce que je foutais là. Et puis j'ai trouvé que j'étais à ma place.
J'ai voulu du changement. De l'aventure. Et je suis restée assise. Passive.

J'ai eu le moral à plat. Souvent. Une fatigue présente de temps en temps. Les nerfs mis à rude épreuve.
J'ai crié sur mes enfants. Je leur ai dit un million de "je t'aime". Je les ai regardé avec tant d'amour et de fierté.
J'ai eu l'impression d'être une bonne mère et parfois j'ai baissé les bras. J'ai pleuré. Beaucoup. Je me suis énervée. J'ai joué avec eux. J'ai organisé des anniversaires. J'ai trouvé des cadeaux. J'étais partout et nulle part à la fois. Je me suis sentie seule à bord du navire. Je me suis demandé comment je faisais pour tenir la barre. Mais j'avançais quand même dans les flots tumultueux de la maternité.

Et parfois j'avais envie de me casser. Quelques jours. Sans eux. Pour retrouver qui j'étais. Pour souffler. Pour reprendre des forces.
Je me suis demandé si c'était vraiment ça ma vie. Parfois cela me convenait, parfois je rêvais d'ailleurs.

J'ai passé de jolies vacances entres copines dans le Sud de L'Espagne. Le soleil, le calme, les apéros au bord de la piscine, les discussions et les rires ; libres, sincères, sans prise de tête. J'ai lu. Sans interruption. J'ai savouré ces instants sans devoir gérer quelqu'un d'autre. Sans devoir intervenir. J'ai vécu dix jours pour moi. Putain ça faisait du bien !

Puis je suis devenue marraine d'une merveilleuse petite fille. Le premier enfant de ma soeur. Un véritable cadeau. Un bonheur ! J'ai pleuré d'émotions quand cette princesse aux cheveux noirs est arrivée. 

Je me suis posé des questions à n'en plus finir. Des points d'interrogations sans réponse. J'ai vu des couples se déchirer. Des séparations et de la tristesse. Beaucoup de tristesse.
Je me suis demandé ce que la vie de couple était devenue. Si ça valait la peine de vivre avec quelqu'un. Si nous étions fait pour ça finalement. Est-ce que ça pouvait réellement durer une vie entière ? Vraiment ? Puis j'ai aimé pouvoir compter sur quelqu'un et compter pour lui. J'ai aimé avoir un allié au quotidien.

Puis on s'est disputé. La routine en plus. Et je me suis reposé les mêmes questions. Puis j'ai écouté les autres. J'ai regardé. Je me suis dit que l'herbe n'était décidemment pas du tout verte ailleurs alors j'ai aimé mon gazon. Un peu plus. Parfois moins bien. 

Je me suis demandé ce que j'allais faire de ma vie. Encore. Encore. Encore. Je voulais vibrer, travailler, devenir vivante. Vraiment vivante. Comme si j'était en train de crever. Et puis j'ai réaliser qu'il y avait des gens qui mouraient vraiment et qui voulaient vivre. Ils mouraient sous les bombes ou de faim. Ou dans l'Océan en tentant de rejoindre la sécurité. Pour eux et leurs enfants.
J'ai pleuré devant tant de désastre. Souvent. Je me suis sentie impuissante. J'ai rien fait. 

Il y a eu des beaux moments aussi. Comme les retrouvailles avec Papa Ours et les enfants. Je me souviendrai de cette journée où nous sommes retombés amoureux après avoir été séparés pendant 10 jours. Ce fut comme une bulle de champagne. Douce, sucrée et passionnée. J'aurais voulu que cette journée ne se termine jamais ou que les suivantes lui ressemble...

Puis il y a eu le train-train quotidien. Les journées qui semblent si pareilles. Les courses, le ménage, les devoirs, l'école, les cartables et les collations à ne pas oublier. L'heure. Toujours regarder l'heure. Toujours être à l'heure. Partout, tout le temps. Ne pas oublier de mettre son réveil. Ne pas oublier. Jamais. Être épuisée de penser. D'être la seule à penser. C'est dur. Mais pas le choix.

J'aurai voulu faire plus. Vivre plus intensément. Être plus joyeuse. Plus drôle, plus sociable. Avoir la possibilité d'accepter plus d'invitations. Moins culpabiliser. Moins penser. 

J'aurais voulu faire du sport et m'y tenir. Ne pas trouver d'excuse. Terminer ce que j'avais commencé et ne jamais abandonner.

J'ai été soutenue dans les moments difficiles. Je n'oublierai jamais.

J'ai vécu des émotions douloureuses. Des décisions à prendre qui font mal au bide. Des sensations qu'on n'oubliera jamais. J'ai de nouvelles cicatrices dans mon livre de vie. C'est comme ça. Mais je sais qu'il y aura toujours une crème apaisante quelque part.  

Alors que pourrais-je espèrer pour cette nouvelle année ? 

Je souhaiterais que 2017 soit magique. De temps en temps au moins.
Qu'il soit vibrant et palpitant.
Je voudrais être plus légère. Continuer à me dire qu'on ne vit qu'une fois. Et en profiter.
J'aimerais connaître l'épanouissement professionnel. 

Je ne veux plus m'attarder sur des détails insignifiants et désagréables. Je ne veux pas changer pour quelqu'un. Je veux rester-moi-même mais en mieux.  

 

J'ai décidé que ce n'était pas l'année qui devait changer mais moi tout simplement, pour faire de ce nouveau livre, le plus beau... jusqu'à l'année prochaine :-)


 

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