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Maman, j'ai mal au ventre !

Le 17 septembre 2017, 11:32 dans Famille 0

 

 

 

Pendant l'été, j'ai envoyé quelques mails à la recherche d'une Unité Scout pour mes deux grands garçons. J'étais convaincue que ça ne pouvait que leur être bénéfique. Surtout pour mon fils aîné. Mon timide, mon angoissé, mon sensible... 
Je voulais leur offrir une chance de ne pas être comme moi. Un peu couillonne sur les bords. Peureuse au milieu.
Les Unités étaient complètes. C'était mort.
Alors, j'ai rangé ce projet dans un coin de ma tête. Un peu déçue. Beaucoup.

Jusqu'à ce que je reçoive un mail de confirmation pour l'inscription de mes deux enfants. L'un chez les Baladins et l'autre chez les Louveteaux, à 5km de chez nous 🎉🎊

Fiesta boum boum! Jusqu'à ce que je me rappelle d'un détail de presque 8 ans! Nathan!!
J'ai donc surfé entre hésitation, résignation, déni, motivation et angoisses jusqu'à ce matin. Jour de la rentrée. Même Papa Ours n'était pas encore au courant du programme.

Parce que moi-même je n'étais pas encore prête. J'avais déjà une boule au ventre. La gorge nouée, un stress qui grignote les viscères et l'âme. Je n'avais pas vraiment envie d'avoir mal au coeur ni d'affronter la tempête violente qui se préparait tout doucement. Mais parfois peut-être qu'il le faut quand même. 

Alors nous y sommes allés. Tous les 5. Harcelés par des «Maman, tu vas rester avec nous tout le temps hein????????». J'ai arrêté de compter après la centaine. J'ai arrêté de penser que tout irait bien quand il s'est caché derrière un arbre au moment de rejoindre sa section. 

Nous avons dû partir comme des voleurs avec le sentiment d'abandonner notre fils aîné terrorisé et en crise, retenu par deux chefs d'unités. 

Kinder Surprise m'a regardé avec toute son innocence et m'a demandé :«keski ya maman? T'as avalé travers?»

J'ai essuyé mes larmes mais cette image douloureuse ne disparaissait pas aussi facilement d'un revers de manche. J'ai donc essayé de me convaincre que j'avais eu raison. 

Le premier contact. Le pire. Le plus difficile. 

17h30. Je le cherche activement dans la foule. Un besoin de le retrouver. De le serrer contre moi. De lui dire qu'il a été courageux et que nous sommes fiers de lui. 

Le premier contact. Le pire. Le plus difficile.

Heureusement... il y a toujours le calme après la tempête. Et après les cris et les larmes, c'est un enfant souriant et apaisé que j'ai retrouvé. Un petit homme qui m'a soufflé à l'oreille, qu'il y retournerait samedi prochain...

Et s'il ne me restait qu'une année à vivre ?

Le 11 septembre 2017, 14:48 dans Maternité 0

 

J'étais dans mon lit king size, donnant quelques petits chocs répétés au tibia de Papa Ours qui RESPIRAIT TROP FORT (si imiter le bruit d'un réacteur nucléaire peut s'appeler de la respiration).  Je cherchais le sommeil quand tout à coup, je me suis posée cette drôle de question : "Et si je n'avais plus qu'une année à vivre ??"

*Les menstruations aident énormément à l'introspection dramatique.*

Et là, j'ai senti mon coeur s'emballer. Ce n'était pas possible. Il me restait tant de trucs à vivre qu'une petite année était franchement ridicule. Alors j'ai eu peur. Je me suis dit que si j'étais frappée de plein fouet par une maladie, je ne serais pas prête à partir maintenant. Même si on n'est jamais vraiment prêt à partir...

Mais j'ai eu un sentiment angoissant. Celui de ne pas vivre à 100% la vie qui s'offrait à moi. L'inpression de parfois me "priver" de le faire en tout cas. Faute de moyens, de temps, d'obligations familiales et sûrement de barrières que l'on se crée aussi. 

S'il me restait qu'une année sur cette terre, je voudrais la vivre à fond ! Pleinement. Dans la mesure du possible. Non et puis merde. Sans mesure en fait. Et pourquoi pas maintenant alors ? Ouais... bonne question n'est-ce pas !

Je voudrais emmener mes enfants dans des endroits de dingue, faire des pique-nique dans des lieux magiques.
Je voudrais oser, rire, jouer, essayer des choses. Effacer mes angoisses inutiles, ne plus avoir peur de tout et de rien. Ne plus culpabiliser.
Je dirais à mon corps merci de m'avoir supporté toutes ces années. Je me trouverais belle et drôle. Unique. J'irais voir les gens que j'aime pour leur parler et leur dire à quel point j'ai eu de la chance de les rencontrer.  Je ferais la fête, un peu, beaucoup... peut-être de trop. Je serais partout à la fois. On partirait à l'aventure. On goûterait des plats inconnus.

On ferait l'amour d'une autre façon. Peut-être à plusieurs, peut-être avec quelqu'un d'autre.

On n'arrêterait de regarder le temps qui passe. De le perdre inutilement aussi. De gueuler pour un rien. De s'enfermer dans une routine qui nous tue.

Je n'aurais plus honte de rien. 

Je couperais mes cheveux et je les teindrais en blond, puis en rose. Je serai sexy, légère, différente mais toujours la même. Ou peut-être plus du tout pareille...

Je testerais des métiers. Je fabriquerai des meubles en bois. J'aurais une boutique de fringues pour les rondes. 

Un salon de thé avec des cupcake orgasmiques.

Je ferais du naturisme sur une plage magnifique. De la planche à voile. Je partirais en croisière avec des copines. 

Je profiterais d'un massage tantrique. Ou deux par semaine.

On irait en Australie et au Canada. Partout où l'on pourra.

Je me ferais un tatouage de malade sur le ventre. Puis sur la cuisse aussi. Et dans le dos pour une chute de reins sublime.

J'écrirais chaque jour, comme pour laisser une trace de mon passage.

Je continuerais à être cette maman qui dit je t'aime un million de fois. Je ferais en sorte de leur laisser un souvenir incroyable.

Je profiterais d'être avec eux. Au chaud dans une maison remplie d'amour à regarder la pluie tomber. On trouverait ça beau. On serait bien. On serait ensemble. Ma faiblesse, ma force, mon tout. 

Je vous dirais ne pas vous prendre la tête. Que tout est possible, qu'il suffit de le vouloir. 

Je vous dirais qu'on ne vit qu'une seule fois. 

Je vous dirais de me le rappeler aussi... de temps en temps :-)

 

 

Kate... t'as déconné là !

Le 8 septembre 2017, 15:49 dans Maternité 2

 

Je surfais sur la vague du web quand tout à coup, j'ai appris que Kate avait remis ça ! Bon honnêtement je m'en tape les ovaires mais je voulais la prévenir quand même. Parce que bon, c'est une meuf et je me devais d'être solidaire. Question de moralité! What'else?

Bon ma grande. On n'a sûrement pas la même vie. Peut-être même que tes enfants ont 18 nounous extraordinaires (donne une ici connasse) et que tu n'as donc pas vraiment d'expérience dans le domaine de la parentalité à temps plein. MAIS si jamais tu galères comme nous entre 15h et 20h avec eux, samedi et dimanche, pour la mise au lit...  je voulais te refiler quelques tuyaux utiles pour que tu ne finisses pas droguée, alcoolique, en dépression profonde, cocaïnée... tout ça à la fois. 

  1.  Je te conseille de mettre des séparations en titane entre les sièges des enfants pour que ton chauffeur puisse rouler de manière concentrée. En fait, si tu ne veux pas mourir d'un terrible accident de voiture causé par des cris et des lancements de Légo Ninja... c'est indispensable. 

  2. Insonorise une pièce avec des boites d'oeufs (ou avec tes billets, c'est bon aussi) pour enfermer les enfants en période de crise (c'est-à-dire une fois par jour environ si tout va bien). Tu éviteras les aller-retour cher l'O.R.L et le psy. Non tu devras quand même y aller. Je te donne des conseils, je ne suis pas magicienne non plus !

  3. Tu vas devoir faire de grosses courses. Vous allez être 5. La côte de boeuf du mari, les céréales livrés par camion pour les enfants, les collations bio et les activités parascolaires vont alléger ton compte en banque. T'inquiète ça va aller pour toi quand même. Ici, on commence à parler "prositution" et "trafic d'organes" pour subvenir à leur besoin... et boucler les fins de mois. 

  4.  Parfois, tu mangeras toute seule devant un épisode de Walking Dead. La série te semblera même plus relaxante que le spaghetti bolo de 18h30. La faïence s'en souvient encore. Tes cheveux aussi.

  5. Déposer tes enfants à l'école te fera l'effet d'un whisky coca sur une plage de sable blanc après un massage tantrique à 4 mains.

  6. Même toi, t'as que deux bras ma grande! Amuse-toi bien quand ta tribu réclamera : à boire, un câlin, faire pipi, manger, soigner un bobo, répondre au téléphone, boire ton thé (froid)... en même temps !

  7. Je t'apargne les détails pour l'hiver.  Si je te dis : ECHARPE-BONNET-GANTS-VESTE ? Tu sues déjà n'est-ce pas ? Prépare un stock pour la saison car ils vont les perdre. Si. C'est inévitable. 

  8. Demande à Nounou numéro 6 de dormir dans leur chambre le week-end. Ferme ta porte à clé. Je dis ça juste pour que tu puisses espérer dormir jusque 7H.

  9. Tu vas un peu grossir du ventre. C'est rien. Le stress c'est tout. Ah non... vu comment t'es gaulée, tu ne dois pas être sous pression. 

  10. Et puis tu sais quoi Kate ? Tout ira bien finalement... mais si tu craques un jour, on peut se boire un petit café après les avoir déposé dans les bois à l'école ! 

    Big up ma belle ! See you soon !

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